

La Quinzaine de la mode responsable : fabriquer moins loin, choisir mieux
Pendant deux semaines, la Quinzaine de la mode responsable invite à regarder notre vestiaire autrement. À s’interroger sur l’origine de nos vêtements, leur fabrication, les matières qui les composent et les savoir-faire qui se cachent derrière eux.
Chez Maison Broussaud, ces questions nous accompagnent bien au-delà d’une quinzaine.
Depuis 1938, nos chaussettes sont fabriquées dans notre atelier des Cars, en Haute-Vienne. Un choix qui nous permet de préserver un savoir-faire textile français, de rester proches de la fabrication et de savoir précisément où et comment sont confectionnés nos produits.
À l’occasion de la Quinzaine de la mode responsable, nous ouvrons une nouvelle fois les portes de notre atelier.
Qu’est-ce que la Quinzaine de la mode responsable ?
La Quinzaine de la mode responsable est l’occasion de mettre en lumière une autre manière d’imaginer, de fabriquer et de consommer la mode, à l’initiative de la région Nouvelle Aquitaine.
Derrière une paire de chaussettes, un pull ou une chemise se trouve toute une chaîne : des matières premières, des fournisseurs, des ateliers, des machines et surtout des femmes et des hommes qui possèdent un savoir-faire.
S’intéresser à une mode plus responsable, c’est donc aussi s’intéresser à l’histoire du produit que l’on achète.
Où a-t-il été fabriqué ? Dans quelles conditions ? Avec quelles matières ? Est-il pensé pour durer ? Peut-on identifier ceux qui l’ont confectionné ?
Des questions simples, mais qui changent notre façon de regarder une étiquette.
Que signifie fabriquer en France pour Maison Broussaud ?
Pour nous, la réponse tient en un lieu : Les Cars, en Haute-Vienne.
C’est ici que notre histoire a commencé en 1938. Et c’est toujours ici, plus de 85 ans plus tard, que nos collections prennent vie.
Dans notre manufacture, les fils deviennent peu à peu des chaussettes. Les métiers sont programmés, les modèles tricotés puis contrôlés et préparés par nos équipes.
Maintenir cette production en France nous permet avant tout de conserver la maîtrise de notre fabrication et de faire vivre des compétences développées au fil des générations.
Car fabriquer français ne se résume pas à une mention sur une étiquette.
Ce sont des métiers, des gestes, des machines et une connaissance de la maille qui se transmettent et évoluent.
Pourquoi préserver un savoir-faire textile français ?
Parce qu’un savoir-faire ne se recrée pas en quelques semaines.
Comprendre un métier à tricoter, maîtriser les tensions des fils, transformer un dessin en motif, ajuster une maille ou obtenir la bonne finition demande du temps et de l’expérience.
Depuis 1938, notre manufacture évolue sans renier ce qui fait sa singularité.
Les machines changent. Les collections aussi. Les motifs se font plus précis, les couleurs suivent le vestiaire d’aujourd’hui et de nouvelles techniques rejoignent progressivement l'atelier.
Mais le geste reste.
Préserver la fabrication textile française, c’est donc également permettre à ces compétences de continuer à exister demain.
Comment reconnaître une chaussette fabriquée de manière plus responsable ?
Il n’existe pas un seul critère permettant de résumer à lui seul la responsabilité d’un produit.
Plusieurs éléments peuvent cependant guider le choix.
L’origine de fabrication permet d’abord de savoir où le produit a réellement été confectionné. La composition donne ensuite des informations sur les fibres utilisées. Les certifications et labels permettent, eux, d'apporter des garanties supplémentaires selon des critères précis.
Chez Maison Broussaud, notre manufacture bénéficie notamment des labels Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) et Origine France Garantie (OFG). Nos produits sont également certifiés OEKO-TEX® STANDARD 100 CQ 1276/2 IFTH, qui encadre la présence de substances nocives dans les textiles.
Autant d’informations qui permettent de regarder au-delà du motif ou de la couleur d’une paire.
Une mode responsable passe-t-elle aussi par la durée ?
Choisir mieux, c’est aussi choisir des pièces que l’on aura envie de porter longtemps.
Une mode plus responsable ne signifie pas nécessairement renoncer au plaisir, aux couleurs ou à la fantaisie. Elle peut au contraire commencer par une question très simple : aurai-je encore envie de porter cette pièce dans plusieurs saisons ?
C’est une réflexion que nous gardons en tête lorsque nous imaginons nos collections.
Un renard peut revenir d’une saison à l’autre. Une belle paire marine traverse les années. Le fil d’Écosse conserve sa place dans le vestiaire masculin. Les côtes, les rayures ou les motifs floraux sont réinterprétés plutôt que systématiquement remplacés.
Les collections avancent, certains essentiels restent.
Acheter français suffit-il pour consommer responsable ?
La fabrication française constitue un critère intéressant, notamment parce qu’elle permet de soutenir des emplois et des savoir-faire sur le territoire. Mais elle ne résume pas, à elle seule, toutes les dimensions d’une mode responsable.
La matière, la qualité de fabrication, la durée de vie du produit, son entretien et la quantité que nous achetons comptent également.
C’est pourquoi nous préférons parler de choix plus éclairés plutôt que de produit parfait.
Regarder l’étiquette. Connaître l’atelier. Comprendre la matière. Entretenir ses vêtements correctement. Acheter une paire que l’on portera vraiment.
La responsabilité se construit aussi dans ces petits gestes.
À l’occasion de cette Quinzaine de la mode responsable, nous aurions pu simplement parler de fabrication française.
Nous préférons vous montrer ce qu’elle représente.
Un atelier en Haute-Vienne. Des métiers à tricoter en mouvement. Des bobines de fils alignées. Des dessins qui deviennent des mailles. Des équipes qui contrôlent, ajustent et recommencent lorsqu’il le faut.
Et une manufacture française qui continue, depuis 1938, à faire vivre son savoir-faire tout en regardant vers demain.
Parce qu’une chaussette peut sembler être un petit objet du quotidien.
Mais lorsque l’on prend le temps de regarder comment elle est fabriquée, elle raconte beaucoup plus qu’il n’y paraît.
Découvrez notre série de vidéos avec l'UPTHC :


